Écosystème

La Biennale de Paris est une institution opérante que des artistes utilisent en tant que format afin de modifier l’art.

La Biennale de Paris opère au sein d’un écosystème qu’elle construit patiemment mais sûrement depuis 2000 visant à modifier l’art et son système établi.

La Biennale de Paris ne sépare pas l’art de l’intelligence, de la créativité et de l’inventivité. Sur cette base elle considère que l’art d’aujourd’hui, son système en général, le marché de l’art, l’éducation artistique, l’institution de l’art ainsi qu’une multitude de paramètres et d’éléments, s’opposent à l’art, sont devenus obsolètes et doivent être changés.

L’écosystème de la Biennale de Paris  est composé d’un ensemble d’institutions, de partenaires, de projets et d’initiatives qui visent à transformer l’art non pas directement mais par la périphérie.

Les facteurs d’influence sur l’art les plus importants sont l’économie de l’art et l’éducation artistique et c’est justement ce que la biennale a le plus développé aujourd’hui.

Ecosystème / Economie

L’économie de l’art est monopolisée par le marché de l’art, à savoir un lieu de vente et d’achat d’objets d’art. La marché de l’art contrôle les artistes en surdéterminant leur pratiques. Il empêche l’art d’évoluer. Accepter la possibilité qu’il puisse exister d’autres économies pour l’art que le marché de l’art c’est offrir à l’art et aux artistes de nombreuses ouvertures, des failles de liberté.

La partie de l’écosystème consacrée à l’économie est composée de plusieurs institutions et projets qui ont pour objectif d’inventer une nouvelle économie de l’art basée sur l’expérience.

L’économie de l’expérience dans l’art considère l’expérience de l’art comme un bien économique.

Elle est  l’application d’une définition générique affirmant l’économie de l’expérience comme l’expérience en tant que bien économique. Cette notion formulée par la Biennale de Paris en 2018 est trans-sectorielle puisqu’elle considère que les expériences de chaque secteur peuvent créer une économie à leur endroit.

Les premiers projets qui composent la partie de l’écosystème consacrée à l’économie de l’art sont regroupés sur la plateforme www.euro-eco.eu :

AKXE

La blockchain de l’art et de la culture

Le projet AKXE consiste à évaluer le potentiel de développement d’une blockchain et d’une crypto-monnaie capables de soutenir l’économie de l’expérience pour le secteur de l’art et de la culture.

Site internet : www.akxe.net

EUROART

La plateforme économique européenne pour l’art

Euroart est une plateforme collaborative qui vise à développer des économies pour des projets artistiques innovants, en connectant des artistes, des experts et des investisseurs.

Site internet : www.euro-eco.eu/euroart

FOMÉA

Le Forum mondial des économies de l’art

Le forum réunit des acteurs du monde de l’art, de la société et de l’économie autour d’alternatives au marché de l’art basé uniquement sur la transaction d’objets d’art.

Site internet : www.fomea.org

Ecosystème / Pédagogie

Tout comme l’éducation joue un rôle déterminant dans la vie, l’enseignement artistique joue un rôle déterminant dans l’art. Dans cette perspective il s’agit de reformuler durablement le rapport qu’entretient l’art avec son éducation.

Paradoxalement l’enseignement artistique ne prépare pas les artistes à devenir artistes mais les formate et les uniformisent dans l’idée qu’ils deviennent des producteurs culturels au service de ce que l’on peut par extension appeler la pratique unique. Atonisés dès leur plus jeune âge par l’éducation, les artistes ne sont plus aptes à penser et pratiquer l’art librement. Nous observons aisément cette uniformisation des pratiques artistiques de surcroit globalisée.

La Biennale de Paris pense à côté et estime que l’art doit être indissociable de l’intelligence et de l’inventivité et que l’enseignement artistique doit être le lieu de l’émancipation et non pas du formatage.

Les projets qui composent la partie de l’écosystème consacré à l’enseignement artistique sont regroupés en grande majorité sur la plateforme www.euro-edu.eu

Ecole nationale d’art (ENDA)

L’ENDA (École nationale d’art) est un établissement de recherche et d’expérimentation en art qui se constitue comme la section pédagogique de la Biennale de Paris. C’est la seule école de recherche artistique et expérimentation au monde. Elle dispense un cursus offrant à ses participants l’opportunité de se détacher des modèles hérités de l’art du XXe siècle, telle que la production d’oeuvre d’art, l’artiste isolé, l’exposition, le marché de l’art, le spectateur ou l’atelier. L’ENDA s’affirme comme un espace d’émancipation qui fait écho à une situation politique, économique et sociale dépassant celle de l’art.

Site internet : http://www.enda.fr

Alternative art school fair (AASF)

La Biennale de Paris a créé le premier rendez-vous destiné à ce qu’on appelle écoles d’art alternatives dans le but de favoriser l’émergence d’un enseignement alternatif aux écoles habituelles dans l’art dans le contexte anglo-saxon. Les écoles d’art coutent extrêmement cher aux Etats-Unis et cette discrimination sociale a été un des facteurs ayant déterminé le projet. Mises en réseau, ces écoles alternatives peuvent constituer une force d’émancipation sociale et humaniste par l’art dans une logique écologique de l’économie. Près de 40 écoles de 17 pays du monde entier ont participé à la première édition qui s’est déroulée du 19 au 20 novembre 2016 à Pioneer Works à New York. Page web : http://www.biennialfoundation.org/2016/10/alternative-art-school-fair

TEAM (Transférer une école d’art vers le multimodal)

Il s’agit d’un projet européen qui vise à préfigurer la possibilité d’une école d’art multimodale, une école ayant plusieurs modes d’existences. En novembre 2020 en pleine crise sanitaire la Biennale de Paris a imaginé la possibilité de passage d’une école d’art conventionnelle, rigide, unimodale, qui n’a qu’un seul mode d’existence, à une école d’art liquide, multimodale, qui a plusieurs modes d’existence et qui puisse assurer une continuité pédagogique en temps de crise.

Site internet : http://euroedu.eu/team-transposer-une-ecole-d-art-vers-le-multimodal/

PEGASE (Programme éducatif génération artistique, sociale et expérimentale)

Accompagner des élèves dans la construction de leur individualités par le biais de l’art pour un devenir citoyen émancipé. PEGASE a pour ambition de permettre aux lycéens de découvrir et d’échanger avec la diversité des professions constituant le secteur de l’art en leur donnant des pistes d’orientation pour le futur et des méthodologies d’interaction avec les professionnels qui pourront leur servir quel que soit le secteur dans lequel ils s’inscriront professionnellement.

Page web : http://euroedu.eu/pegase-programme-educatif-generation-artistique-sociale-et-experimentale/

NOCERA (Norme conditionnelle d’expérimentation d’une recherche artistique)

Dans le contexte des réflexions sur les écoles d’art et dans celui des politiques nationales et européennes d’homogénéisation de l’éducation artistique, il semble important aujourd’hui de mettre en avant de nouveaux critères qui sont à l’oeuvre dans l’art et son éducation à travers le monde. Pour ce faire et au vu de l’expérience auprès de nombreuse écoles d’art en France et à l’étranger, la Biennale de Paris propose aujourd’hui de mettre en place une norme capable de complexifier et d’enrichir le modèle institutionnel en vigueur, qui à tendance à réduire peu à peu l’action des écoles d’art sur leur propres enseignements. NOCERA propose aux écoles d’art d’innover dans les formats et les pratiques qu’elles proposent à leurs étudiants.

Page web : http://euroedu.eu/norme-conditionnelle-d-experimentation-d-une-recherche-artistique/

DITRANS (Préfiguration d’un diplôme transectoriel à travers la mobilité)

Une mobilité des acteurs de l’éducation artistique alternative pour la création d’un diplôme transsectoriel européen de recherche en art. Le projet vise à aider les structures d’éducation artistique basées sur le non profit à apporter leurs expertises dans la formulation de nouveaux systèmes d’évaluation de la créativité dans l’art. Ce système permettra notamment de garantir la découverte, la reconnaissance et d’aider à l’employabilité d’une partie des citoyens européens engagés par leur pratique artistique mais ne trouvant pas auprès des formats conventionnels la possibilité de valoriser leur parcours.

Page web : http://euroedu.eu/ditrans-prefiguration-d-un-diplome-transectoriel-a-travers-la-mobilite/

PACTE

Programme quinquennal pour le développement  de l’éducation par l’art et la culture pour le Mali

PACTE est basé sur le développement de cycles de formations innovantes et exigeantes permettant d’engager le rapport critique de la jeunesse comme une véritable garantie d’émancipation, d’innovation et de cohésion sur les valeurs maliennes. PACTE est également l’occasion de renforcer les liens de coopération entre le Mali, l’Europe et la France aux niveaux culturels et éducatifs et de fédérer les pays dans une nouvelle ère d’échange de connaissances et de compétences où l’équité et la durabilité sont engagés. Le programme est réalisé en coopération avec l’UNESCO et le Ministère de la Culture du Mali.

Ecosystème / Collection

S’intéresser à la question de la collection revient à aborder l’art à travers sa destination. La collection doit se réinventer en même temps que la transformation de l’art. Le but de la partie de l’écosystème dédiée à la collection est de préfigurer des modèles de collection d’art en phase avec des pratiques qui ne sont pas a priori collectionnables ou qui remettent en question le modèle unique de collection d’art qui prévaut aujourd’hui. Envisager la collection d’art autrement remet en cause la notion de valeur matérielle et de propriété. Collectionner l’art autrement suppose une prise en compte de pratiques inscrites dans la société qui n’aboutissent pas forcément à des objets d’art. Cela implique un nouvel état d’esprit pour le collectionneur qui se remet en question.

Au regard de pratiques inconformes, qui ne sont ni des objets ni des images quelle serait la nature de la collection d’art ?

Activités rattachées à cette partie de l’écosystème :

« Quelle collection d’art pour le futur ? »

Ce colloque était le deuxième volet de celui organisé en 2011 lors de la Biennale de Paris à New York au Queens Museum of art et a réunit des directeurs du Centre Pompidou, du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du CNAP (Ministère de la Culture) et d’autres responsables d’institutions. Le colloque a posé la question de la collection d’art dans une approche prospective. Le colloque s’est inscrit dans un contexte de questionnement des institutions, de transformation des pratiques et de leur dématérialisation croissante. Il s’est déroulé le 6 mars 2015 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Page web : https://www.mam.paris.fr/fr/activite/quelle-collection-dart-pour-le-futur-ii